dimanche 25 octobre 2009

Quand je serais grande...

When I were young come on dirait de l'autre côté de l'Atlantique, je pensais qu'être adulte ça voulait dire devenir un genre de super héros qui saurait toujours tout ce qu'il fallait faire et qui aurait toujours les bonnes réactions.
Bon, en contrepartie ça voulait dire faire un tas de choses barbantes et ne plus s'amuser mais on ne peux pas tout avoir !

J'avais hâte parce que pour moi être adulte c'était avant tout être libre. Avoir des contraintes certes ( mais bon, ça j'ai l'habitude ! ) mais être libre de faire ses propres choix.


Je supposais qu’un matin j’allais me réveiller en étant parfaitement adulte. D’un seul coup, POUF ! Ça y est, je suis devenue parfaite, infaillible, je suis obligée de faire le ménage au lieu de jouer aux Barbies et ne fait plus de câlins à personne.

L'enfance est une période merveilleuse ou naïvement, tu crois que tout le monde est beau, gentil et que les méchants ça existe mais loin, très loin...


La chute n'en est que plus dure.


En grandissant tu découvres que ton univers parfait ne l'es pas tant que ça, que le but du jeu est d'écraser les autres afin de prendre leur place.
Que les cons restent des cons, les jaloux des jaloux, les sensibles souffrent toujours autant et les feignants trouvent toujours un moyen de ne pas se taper la corvée d'épluchage de framboises.
Pire, la vie te rajoute des complexes et des blessures qui t'enlèvent toute chance de devenir un Super Héros.


Deuxième surprise : pas de rituel magique pour sacraliser le passage.
Personne ne va te faire des peintures sur le corps, t’envoyer tuer un lion et ensuite proclamer haut et fort : " Tu est adulte !".

Il n’y a pas le tout dernier jour où tu es enfant, pour te réveiller adulte le lendemain. Tu passes le bac, tu deviens étudiant, pas adulte. Tu pars de chez toi, tu fais les courses, le ménage mais tu ne te sens pas adulte.


Finalement “adulte”, ça sonne un peu comme un gros mot.



Je ne sais pas si je suis adulte. Néanmoins, je crois avoir compris que je ne serais jamais Wonder-Woman et que grandir ça correspondait grosso modo à prendre conscience du fait que le monde peut être horrible et remplis de souffrance.


Parfois j'aimerais avoir 4 ans à nouveau et croire encore un peu que le monde est beau...